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Santé mentale, déni, validisme et bûche de Noël

Récemment, je suis tombée sur un post Insta d'une personne concernée qui souhaitait courage et force aux personnes passant leur Noël en famille. Parce que les fêtes de fin d'année, c'est pour beaucoup, une injonction à rester de bonne humeur, à subir les propos sexistes, validités et ainsi de suite ... Faut dire que c'est le même refrain tous les ans. Noël est une fête universelle qui rassemble, ou tout du moins est censé rassembler les membres d'une même famille. Je vous épargnerais les traditionnels " c'est une fête commercial blabla ". Y a pas si longtemps que ça, j'ai passé une bonne dizaine voire quinzaine de Noël seule. Parce qu'il n'y a plus ou presque plus de famille, parce qu'il y a eu et qu'il y a toujours la précarité. Parce qu'il y a eu la solitude. Pas la solitude recherchée et naturelle non. La vraie solitude . Et que j'ai développé une haine viscérale des bonnes réjouissances et des codes culturels collectifs...

TDAH: Le mépris des autodiagnostics.

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( C et article, comme tous les autres articles de ce blog, est écrit par une personne concernée par le TDAH. Je ne suis pas psychiatre ni neuropsy. Juste une personne avec un TDAH diagnostiquée sur le tard. Chacun de mes propos n'engage que mon opinion subjective. Et aujourd'hui, j'ai envie de pousser un coup de gueule. ) J e lis constamment: " Les autodiagnostics de TDAH et HPI, c'est saoulant sérieux ! " Ou encore: " Ils veulent se rendre intéressants! "  " Les réseaux sociaux diffusent de fausses infos sur le TDAH ". Certaines figures publics qui ont énormément de followers en rajoutent aussi une couche.  Oui , on parle énormément du TDAH et oui, c'est une très bonne chose .  Malheureusement, comme tout sujet mis en avant, il fait aussi le lit des dérives ( il n'y a qu'à voir les pubs pour le safran ). Mais j'aimerais surtout m'attarder sur ce que disent les personnes en général. Qu'est-ce qui se cache derrière c...

TDAH : après le diagnostic, en parler ou pas ?

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Q uand on reçoit un diagnostic tardif de TDAH, il n’est pas inintéressant de se poser cette question : j’en parle ou je n’en parle pas ?
  Avec les proches, les amis, cela semble aller de soi ! C'est essentiel que notre entourage sache, au minimum, ce qu’est ce trouble qui régit notre vie, pour ensuite agir en conséquence.
 Ma première pensée, après le diagnostic, a d’ailleurs été :  « Maintenant, c’est aux autres de s’adapter. »  Quand on connaît le travail de suradaptation que les personnes avec TDAH savent fournir, et le prix que cela leur coûte, c’est une pensée qui vient naturellement ! Mais dans le cadre professionnel, ou lors de nouvelles rencontres, qu’en est-il ? Faut-il en parler ou se taire ? Vaut-il mieux cacher son TDAH et poursuivre le même processus de masking et de suradaptation  quand on sait toutes les conséquences psychologiques désastreuses que cela implique ?
 À ces questions, il n’existe pas de réponse évidente ni de solution simple.  C...

Avoir un TDAH et être une femme cis

Q uand j'ai régulièrement mes phases d'hyper-fixations obsessionnelles, j'ai honte .  Honte parce que ça déborde . Ce sont des centres d'intérêts spécifiques qui prennent une telle place que j'en parle pendant des heures à qui veut bien l'entendre.  Mes centres d'intérêts spécifiques sont peu nombreux mais je me plonge volontiers dedans avec un plaisir gourmand. C'est comme s'ils faisaient partie intégrante de mon identité. La seule chose qu'ils disent de moi, c'est qu'ils mettent tous en avant ce besoin de connexion émotionnelle unique avec les gens. Le besoin de les comprendre et créer du lien avec une authenticité quasi improbable à trouver.  On m'a toujours répété que j'étais trop, et pour les quelques fois où je laisse déborder mes émotions et où je pars dans un oversharing que je ne maitrise pas, je vois bien que ça fout la trouille . Parce qu'on se sent étouffé·e par les débordements d'une personne qui a trop à ra...

Être TDAH ou avoir un TDAH?

V ous ne m'en voudrez pas s'il y a des répétitions tout au long de mes articles. Ce n'est pas grave dans le fond. Une idée, ça se travaille et ça se revisite. Je n'ai aucune vérité ni connaissance absolue. Je considère qu'il est dangereux de toujours affirmer, au détriment du " je ne sais pas ".  Revenons-en au sujet principal de ce blog, le TDAH . Je suis récemment tombée sur un commentaire intéressant d'une personne me disant qu'elle n'aimait pas entendre " Je suis TDAH " au lieu de " J'ai un TDAH ", ajoutant même: " Je ne me résume pas à mon trouble! "  Ce propos circule déjà assez fréquemment sur les réseaux. Certaines personnes le soutiennent, tandis que d’autres affirment qu’elles " sont " leur TDAH, parce que leur cerveau fonctionne réellement différemment : leurs particularités neurobiologiques font intrinsèquement partie de leur manière d’être et de penser . C'est intéressant, parce q...

En finir avec les préjugés sur le methylphenidate (Ritaline)

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  Avertissement :  Je ne suis qu’une personne lambda qui émet une opinion et partage ses réflexions et ses connaissances subjectives. Je ne suis pas professionnelle de santé, mais une personne concernée par le TDAH. Cet article a été travaillé avec beaucoup de rigueur mais n'est pas à l'abri de quelques petites erreurs. O n n'a jamais autant peur, quand on doit prendre un traitement, que lorsque celui-ci touche notre cerveau . Depuis que je suis rentrée dans la démarche diagnostic et médication pour mon TDAH, j'ai lu, entendu et vu de tout mais surtout beaucoup de n'importe quoi. Le methylphenidate est la molécule dans le médicament qui va travailler sur la régulation des émotions, améliorer la concentration et la motivation entre autres.  Les différents noms que l'on connait (Ritaline, Concerta, Quasym etc) sont des marques qui proposent des libérations immédiates ou prolongées qui agissent différemment selon les besoins de la personne dans son quotidien. Po...

Le TDAH n'est pas sans H.

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C ’est une question qui commence à me titiller, car je la vois encore circuler sur les réseaux sociaux et même dans la vie, la vraie . Certaines personnes continuent de véhiculer le cliché d’une distinction entre TDA et TDAH , et il faut que je vous explique en quoi cela pose problème. On employait le terme TDA pour parler des personnes qui ont un TDAH à prédominance inattentive , en excluant l'hyperactivité . C'est comme ça que l'on pouvait d'ailleurs distinguer les TDAH à prédominance inattentive des TDAH à prédominance hyperactive. Le fait est qu’on s’est aperçus que le H ne peut pas être exclu. Si l'hyperactivité n'est pas physique, il y a deux possibilités : elle est soit mentale, soit masquée, soit dissimulée, compensée. Prenons l'exemple des petites filles TDAH. Souvent perçues comme rêveuses, dans leur bulle, elles ne font pas de vagues, on ne les entend pas. Elles ont pourtant un TDAH. C'est comme ça que beaucoup de diagnostics che...